Carte de répartition des tanneries et chamoiseries étudiées



Cest la qualité de leau de la Sèvre Niortaise qui est invoquée comme principale raison de lessor de la chamoiserie, attestée dès le XIIe siècle à Niort. La navigabilité de cette rivière, qui permettait le transport des matières premières et des huiles des pêcheries depuis le littoral -peaux importées du Canada et huile de poisson de Terre-Neuve-, a également contribué pour une grande part à cette spécialisation. Leau était indispensable aux diverses étapes de préparation des peaux, pour la trempe, le dégorgeage du surplus dhuile de poisson et le dégraissage. A la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, cette activité se réorganisa en se concentrant et en se mécanisant ; neuf établissements ont été étudiés, dont un situé à La Crèche, à proximité de Niort.

Moulin à foulon de la chamoiserie Rousseau à Saint-Liguaire, Niort (Deux-Sèvres). Photo P. Moisdon 2002.



Dans le moulin subsistent deux lignes de foulons à maillets datant de la fin du XIXe siècle pour lune et de 1920 pour lautre, entraînées par une roue hydraulique. Ces machines sont identiques à celles représentées dans lEncyclopédie de Diderot et dAlembert ; elles servaient à battre les peaux de manière à ce qu'elles s'imbibent d'huile, et ont été remplacées par des tonneaux dans les années 1970. Photo M. Deneyer 1995.



Coupe d'une pile : b : manche de maillet ; M : tête dentée du maillet ; F : arbre à cames. Extrait de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751, Pl V, Chamoiseau.